Les droits de la femme enceinte et des parents !

Lorsqu’on est parents, on n’a plus le droit faire la grasse matinée, plus le droit d’aller au cinéma comme ça, à l’improviste, plus le droit d’être malades ou fatigués parce qu’il faut quand même s’occuper de son enfant. Mais lorsqu’on est parents (et même enceinte !), on a aussi des droits plus sérieux que l’on ignore trop souvent. Enjoy Family fait le point pour vous, sur le congé de maternité, les aides de la CAF, les congés pour maladie de l’enfant… ces droits qui améliorent le quotidien de tous les parents.

Vous êtes enceinte ? Félicitations. Généralement, la première chose que l’on calcul après avoir vu les deux barres sur le test, ce sont:
1- la date de la naissance du bébé (facile, 9 mois après la date des dernières règles environ)
2- les dates de son congé de maternité

Le congé de maternité

Le congé maternité est de 16 semaines dont, en principe, un congé prénatal de 6 semaines avant la date présumée de l’accouchement et un congé postnatal de 10 semaines après l’accouchement. A partir du 3ème enfant, le congé de maternité est fixé à 26 semaines réparties en 8 semaines avant la date présumée de l’accouchement et 18 semaines après.  Mais il est désormais possible de réduire la durée de son congé prénatal afin d’augmenter d’autant celle de son congé postnatal, pour passer plus de temps avec son bébé avant de reprendre le travail.
A noter que dans le cadre d’une adoption, les parents peuvent prendre 10 semaines après l’arrivée de l’enfant.
Si vous avez travaillé au moins 200 heures au cours des 3 mois précédant la date de début de grossesse, ce congé de maternité sera rémunéré sur la base d’un salaire journalier calculé à partir de la moyenne des trois derniers mois et dans la limite de 3 031€. Sachez cependant que certaines entreprises prévoient le maintien de salaire pour les salariés ayant au moins un an d’ancienneté.

Protection de la femme enceinte

A savoir, vous pourrez effectuer toutes les visites médicales obligatoires sur votre temps de travail rémunéré. A partir du 3ème mois, vous pouvez bénéficier d’un aménagement du temps de travail.
Par ailleurs, la femme enceinte dispose d’une protection particulière puisque l’employeur ne doit pas prendre en considération son état pour refuser de l’embaucher, rompre sa période d’essai, ou la licencier (sauf pour faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat). En revanche, vous pouvez démissionner sans préavis et recevoir les indemnités de préavis.
A l’issu du congé maternité, vous devrez retrouver votre précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente.

Le congé paternité

Une fois rentrés à la maison, tous les trois (ou avec un bébé en plus), vous aurez plus que jamais besoin de la présence du papa. Ce dernier bénéficie de 11 jours qui s’ajoutent aux 3 jours d’absence autorisée pour faire connaissance avec son enfant. Il doit cependant faire débuter son congé paternité dans les 4 mois qui suivent la naissance de l’enfant.

Et après ?

Si vous souhaitez passer du temps avec votre bébé avant de reprendre le travail, vous ou le père de votre enfant, pouvez prendre un congé parental. Il donne la possibilité de s’arrêter complètement ou de reprendre une activité à temps partiel jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Au-delà des 3 ans, le salarié devra retrouver son poste dans l’entreprise. Une prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) vous sera alors accordée par la CAF. Si vous reprenez le travail, sachez que la PAJE vous indemnisera également d’une partie du salaire de votre assistante maternelle agréée.

Le congé pour enfant malade

D’ailleurs, si votre enfant est gardé avec d’autres petits, vous découvrirez rapidement l’importance des jours de congé enfant malade. Chaque salarié dispose de 3 jours enfants malade par an et par enfant (5 si l’enfant a moins d’un an). Mais attention, sauf mention contraire de la convention collective, ces jours de congé ne sont pas rémunérés.

Pour chacun des points évoqués ci-dessus, certaines conventions collectives ou des accords de branches peuvent prévoir des dispositions plus favorables, n’hésitez pas à vous renseigner (discrètement !) sur ce qui se fait dans votre entreprise.

 

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