Le biberon et l’allaitement

Biberon ou allaitement maternel ? Vous vous posez cette question depuis que vous savez que vous êtes enceinte. Nourrir son bébé au biberon ou au sein reste un choix personnel que personne ne doit prendre à votre place.

L’allaitement au sein

Première montée de lait
Entre trois et cinq jours après la naissance, vous allez vivre une des expériences les plus incroyables de votre vie : la montée de lait. Vos seins vous tiraillent, ils durcissent, grossissent d’heure en heure. Bientôt, vous allez prendre une photo parce qu’ils ont doublé de volume, vous passez d’un 85 à un 100 de tour de poitrine, il faut le voir pour le croire. Votre chéri vous regarde soudain d’un drôle d’oeil, vous ne saisissez pas le compliment parce que vous, vous avez mal !
La sage-femme vous conseille de masser votre poitrine sous une douche chaude.
Exécution. Vous sentez des petites boules un peu partout, des poches pleines de lait, qui ne demandent qu’à s’écouler. N’y a-t-il pas quelqu’un qui pourrait faire quelque chose pour redonner un peu de souplesse à votre peau tendue comme un ballon de baudruche ? Justement, dans son berceau, un bébé possède, à lui seul, le pouvoir de vous soulager. Mis sur votre sein, il attrape le mamelon…
ça pince un peu mais plus sa bouche réussira à englober le mamelon, plus l’opération sera facile à vivre… pour vous deux.

Je n’y arrive pas

Pourquoi ça ne marche pas ? Vous pensiez que ce serait facile, après tout votre mère, votre grand-mère vous en ont toujours parlé comme d’un grand bonheur, il faut croire qu’elles ont fait l’impasse sur les premiers souvenirs ! Vos seins sont durs, le bébé n’arrive pas à téter comme il faut, il pleure, il a faim, vos seins sont engorgés, ça tire, ça picote, la peau de l’aréole et du mamelon est hypersensible, et bientôt une douleur vive vous saisit le sein droit, là, c’est bien une crevasse, vous pleurez, vous culpabilisez, rien ne va plus. Rassurez-vous, les jeux ne sont pas faits. Si la lactation est naturelle, allaiter, ça s’apprend. Alors demandez de l’aide, il n’y a que ça de vrai en la matière, car dès que vous aurez trouvé la bonne position pour allaiter, la douleur disparaîtra peu à peu. Peut-être que si votre bras était un peu plus haut… si vous mettiez son visage plus en face du sein, s’il ouvrait différemment la bouche… Profitez de chaque instant à la maternité pour vous faire accompagner et si vous devez rentrer chez vous sans avoir résolu le problème, contactez une sage-femme libérale ou une consultante en lactation, appelez des
associations de mères. Priorité absolue : vous soulager. Égale priorité : ne pas laisser votre bébé affamé. Des bouts de sein en silicone lui permettront de téter sans endolorir votre mamelon, le temps que vous ayez moins mal. Vous pouvez aussi tirer votre lait avec un tire-lait et lui donner au biberon, une fois sur deux par exemple. Votre homme donnant votre propre lait au bébé, ça vaudra des points. Vous pouvez même lui donner des biberons de lait artificiel en complément, s’il ne tète pas assez, et faire fi des on-dit sur la question. L’allaitement est une question de motivation et de désir. Si vous avez vraiment envie que ça marche, ça viendra ! Et là, c’est le plaisir assuré !

Le choix du biberon : l’important, c’est le plaisir

Entre le sein de corvée (de toute façon ça ne marchera pas) et le biberon les yeux dans les yeux, il n’y a pas photo. L’important, c’est le plaisir de partager un moment d’intimité, de douceur, autour de son repas. Installez-vous confortablement pour vivre avec bonheur chaque tétée de bébé. Pensez bien à stériliser les biberons (les 4 premiers mois) et à vous laver les mains avant chaque préparation. Avec ce mode d’allaitement, le papa peut aussi prendre une place à part entière dans cette nouvelle organisation et profiter de ces moments privilégiés avec bébé.

Il peut prendre le relais la nuit afin que la maman puisse se reposer.
Petite précision si votre choix n’a pas été catégorique : même si vous avez décidé de biberonner, rien ne vous empêche de vivre la tétée de bienvenue, juste pour l’expérience à deux. Vous pouvez aussi, si c’est le côté charnel de l’allaitement qui vous rebute, mais que vous êtes sensible au discours « nutritionnel », extraire votre propre lait du début et ne le donner qu’au biberon, grâce au toujours très glamour tire-lait.

 

 

Partagez votre avis :

Ces articles peuvent vous intéresser