Accouchement au naturel : ce qu’il faut savoir

Quand on pense accouchement, on imagine souvent hôpital, péridurale, médicalisation… Pourtant, il y a d’autres façons d’accoucher. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes se tournent vers une approche plus naturelle. Mais qu’est ce que l’accouchement naturel ? Comment ça se passe exactement ? On fait le point.

L’accouchement naturel : c’est quoi au juste ?

Un accouchement naturel, ou physiologique, est une naissance sur laquelle on n’intervient pas d’un point de vue médical. On laisse faire le corps qui connaît spontanément la marche à suivre.

Dans le cadre d’un accouchement naturel, l’équipe médicale est donc réduite au maximum, et certains actes sont bannis comme la péridurale, la rupture artificielle de la poche des eaux, la surveillance continue par monitoring

Hormis les cas de grossesse pathologiques, qui nécessitent un suivi médical particulier, toutes les femmes sont capables d’accoucher de façon naturelle, par elles-mêmes.

Lors d’un accouchement physiologique, la femme est donc maîtresse de son corps. Elle peut déambuler librement pendant le travail et utiliser certains “outils” pour favoriser le travail et mieux gérer la douleur (lumière tamisée, piscine ou baignoire, ballons, lianes…)

Faire le choix d’un accouchement naturel

“Je ne veux pas m’en remettre entièrement au personnel médical. Ce que je souhaite, c’est de me faire confiance et surtout, d’écouter mon corps et trouver mes propres ressources. Je veux être au maximum autonome dans ma gestion de la douleur”, nous confie Léa, qui souhaite un accouchement plus naturel pour la naissance de son deuxième enfant.

Les mentalités concernant la péridurale ont bien évolué. En effet, en 2010, seulement 14.3% des femmes souhaitaient accoucher sans prendre de médicaments pour gérer la douleur. En 2016, ce chiffre est passé à plus de 35% !

“Vivre un moment d’exception. Revenir à l’essentiel. Me dépasser”. Voici les raisons qui ont poussé Nolwenn à choisir l’accouchement physiologique.

Où vivre un accouchement physiologique ?

Pour favoriser le bon déroulement de l’accouchement, le choix de l’endroit de la naissance est important. Pour un accouchement physiologique, plusieurs options s’offrent aux parents :

A domicile

Seulement 2 à 4% des femmes choisissent cette solution, qui n’est pas sans risque. En France, accoucher chez soi n’est possible que pour les femmes en bonne santé et dont la grossesse ne présente aucun risque. Le domicile des parents doit être proche d’une maternité. En cas de complication, la maman et le bébé doivent pouvoir être pris en charge par une équipe médicale très rapidement.

Les parents sont suivis pendant toute la grossesse par le même professionnel. Il y a très peu de sages-femmes qui pratiquent l’accouchement à domicile. Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, le site AAD (Accouchement à Domicile) est à votre disposition.

En maison de naissance

De plus en plus de maisons de naissance voient le jour en France. Gérées par des sages-femmes, elles accueillent les femmes dont la grossesse se déroule sans encombre. Ce sont des structures autonomes, qui offrent aux parents un univers très cocooning et non médicalisé. Se sentir comme à la maison, la sécurité en plus, c’est la promesse des maisons de naissance qui sont toutes situées à proximité d’un établissement de santé. En cas de complications, le transfert de la mère et du bébé est très rapide.

Aujourd’hui, 9 maisons de naissance sont reconnues par le Ministère de la santé et des solidarités. Consultez la liste ici.

En “salle nature” d’une maternité classique

Certaines maternités classiques autorisent les accouchements physiologiques. Elles détiennent une ou plusieurs salles d’enfantement, ou salles “natures”. Ces pièces ne renferment pas de matériel médical, ont une lumière tamisée et mettent à disposition des parents du matériel comme une baignoire, un ballon, des lianes et bien entendu, une intimité optimale.

Seule une sage-femme est présente aux côtés des parents pendant le suivi et la mise au monde. Cette dernière se charge d’aider la future maman à gérer la douleur et vérifie les constantes de la maman et du bébé à l’aide d’un monitoring. La femme choisit elle-même la position la plus confortable pour accoucher.

Il est recommandé de s’informer avant d’opter pour une maternité. En effet, certaines structures ne sont pas équipées pour soutenir ce genre de projet.

Accouchement physiologique : comment bien se préparer ?

Le saviez-vous ?

En 2016, plus de 35 % des femmes ont rapporté avoir utilisé une méthode non médicamenteuse pour gérer la douleur durant le travail, seule ou en association avec une analgésie médicamenteuse. Ce pourcentage était de 14,3 % en 2010. Les méthodes utilisées ainsi que leur efficacité prouvée sont très variées (marche, postures, hypnose, acupuncture etc.).*

 

Un accouchement physiologique, ça se prépare comme un marathon. Yoga, sophrologie, chant prénatal, hypnothérapie…il existe plusieurs techniques qui permettent à la maman de faire face à la douleur des contractions le jour J.

La préparation doit donc être physique mais aussi psychologique. En effet, en acceptant la douleur, on parvient à lui faire face.

Ce type d’accouchement demande d’avoir un accompagnement solide. Pendant la grossesse et l’accouchement, la future maman peut se faire suivre par une sage-femme mais également une doula et une accompagnante périnatale.

Enfin, le papa tient un rôle très important. Formant une véritable équipe avec la mère, il devient acteur de l’accouchement. Il apporte soutien et encouragements pendant les moments de doute.

[A lire aussi : Devenir père, c’est toute une préparation avant l’accouchement]

Préparation à l’accouchement : zoom sur la méthode Bonapace

Apparue au début des années 90, la méthode Bonapace séduit de plus en plus de couples. Elle soulage pendant les contractions et le conjoint devient un partenaire actif.

Cette méthode, qui nous vient du Canada, associe 3 techniques :
– la digitopression

– les massages

– la relaxation

Contrairement aux méthodes de préparation à l’accouchement plus traditionnelles, le papa est ici un véritable acteur, qui se prépare lui aussi à l’accouchement. Le couple apprend à se faire confiance et à travailler à l’unisson, créant ainsi une bulle d’assurance et de douceur pour la naissance.

La Sécurité sociale prend en charge à 100% huit séances de préparation à la naissance, à partir du 6ème mois de grossesse.

Pour en savoir plus sur la méthode Bonapace, c’est ici : wwww.bonapace.com

 

[A lire aussi : Préparer son accouchement, les différentes méthodes]

*Enquête périnatale nationale (ENP) réalisée entre le 14 et 20 mars 2016 sur un échantillon représentatif de 14 142 naissances survenues dans les 517 maternités de France.

Article rédigé par Hello Tribu

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