Chute de cheveux après accouchement : pourquoi et comment y remédier ?

Après la naissance, beaucoup de jeunes mamans découvrent avec surprise que leurs cheveux tombent davantage. Vous aviez retrouvé une chevelure dense pendant la grossesse ? C’est normal : les hormones en étaient responsables ! Mais après l’accouchement, leur chute peut sembler impressionnante. Rassurez-vous : cette phase temporaire s’appelle alopécie post-partum et n’a rien d’alarmant. On vous explique pourquoi elle se produit, combien de temps elle dure et comment retrouver une chevelure en pleine forme.

Jeune femme dans sa salle de bain, regardant ses cheveux quelques jours après son accouchement.
Après la naissance, beaucoup de mamans constatent une chute de cheveux plus importante que d’habitude.

Pourquoi les cheveux tombent-ils après l’accouchement ?

Pendant la grossesse, les hormones œstrogènes prolongent la phase de croissance du cheveu : la chevelure paraît alors plus dense et brillante. Après l’accouchement, la baisse rapide des hormones provoque le passage d’un grand nombre de cheveux en phase télogène (phase de repos). Résultat : quelques semaines plus tard, ils tombent naturellement. Selon l’Inserm, cette chute est liée à la diminution des hormones œstrogènes et correspond à un effluvium télogène, phénomène observé chez de nombreuses femmes après la grossesse. Il s’agit d’un renouvellement normal du cycle capillaire lié au retour hormonal post-grossesse.

Cette perte de cheveux touche de nombreuses femmes, indépendamment de leur type de cheveux. Elle ne signifie ni carence ni maladie : le corps se rééquilibre simplement après neuf mois de bouleversements hormonaux.

Jeune femme observant son cuir chevelu et écartant ses cheveux pour constater une chute localisée après l’accouchement, symbole d’alopécie post-partum
Après la grossesse, il est fréquent de remarquer des zones clairsemées sur le cuir chevelu : un phénomène hormonal passager.

Le rôle du cycle capillaire 

Le cycle de croissance des cheveux comporte trois étapes :

  • la phase anagène (croissance active pendant 2 à 6 ans)
  • la phase catagène (transition et repos du follicule pileux)
  • la phase télogène, où le cheveu meurt et tombe avant qu’un nouveau ne repousse.

Pendant la grossesse, la production d’hormones féminines bloque partiellement la phase télogène : la chute naturelle est freinée. Après la naissance, la désimprégnation hormonale inverse ce mécanisme : les follicules pileux entrent en phase de repos puis libèrent les cheveux accumulés. C’est pourquoi la perte paraît plus abondante, même si le nombre total de cheveux reste stable sur le long terme.

Les facteurs aggravants de la chute post-partum

Certaines conditions peuvent accentuer la chute : fatigue, stress émotionnel, manque de sommeil, ou carences nutritionnelles liées à l’alimentation ou à la perte de sang après l’accouchement. Selon Ameli.fr , une carence en fer, en zinc ou en vitamines du groupe B peut fragiliser le bulbe pileux et aggraver la chute de cheveux. 

L’allaitement n’est pas une cause directe mais peut prolonger légèrement la chute, car la prolactine, hormone de la lactation, retarde la stabilisation hormonale. Rien d’inquiétant : il s’agit d’un ajustement physiologique. Une bonne hygiène de vie et du repos permettent d’en atténuer les effets.

Combien de temps dure la chute de cheveux après la grossesse ?

L’effluvium télogène post-partum commence le plus souvent entre le 2ᵉ et le 5ᵉ mois après l’accouchement. Il dure environ trois à six mois, parfois plus si l’allaitement se poursuit. La repousse débute dès que les hormones se stabilisent : de petits cheveux courts apparaissent au niveau du front ou de la raie.

Selon la HAS, la majorité des femmes retrouvent une chevelure normale dans l’année suivant la naissance. Si la perte reste importante après douze mois ou s’accompagne d’autres signes (fatigue extrême, perte de poids, troubles du cycle), consultez un professionnel de santé pour un bilan sanguin : il permettra de vérifier le fer, la thyroïde ou la vitamine B12.

[A lire aussi : Remise en forme après l’accouchement, quels sports privilégier ?]

Comment stimuler la repousse naturellement ? 

Masser le cuir chevelu

Le massage du cuir chevelu stimule la circulation sanguine autour des follicules pileux et favorise la pousse des cheveux. Utilisez le bout des doigts en mouvements circulaires doux, quelques minutes par jour ou avant le shampoing. Ce geste améliore l’oxygénation du cuir chevelu et détend les tensions du post-partum.

Jeune mère se massant le cuir chevelu chez elle, symbole de soin et de détente pendant le post-partum
Prendre soin de soi et adopter des gestes simples, comme masser son cuir chevelu, aide à stimuler la repousse.

Adopter une alimentation équilibrée

Les cheveux sont sensibles à votre mode de vie et à votre alimentation. Une diète variée et riche en vitamines B, minéraux et protéines soutient la production de kératine. Pensez aux légumineuses, poissons, œufs, fruits secs, légumes verts et chocolat noir. Ces nutriments aident le cheveu à traverser la phase de transition plus rapidement.

Si vous allaitez, veillez à manger suffisamment pour couvrir vos besoins et ceux de bébé. Retrouvez aussi notre article : Allaitement et alimentation : comment bien s’alimenter pour soi et bébé.

Envisager une cure de compléments si besoin

Lorsque la fatigue ou la carence accentuent la perte, un complément alimentaire peut être utile, toujours sur avis médical. Les complexes à base de levure de bière, zinc ou vitamines B8 soutiennent la croissance capillaire. Le Vidal précise que ces compléments doivent être utilisés avec prudence pendant l’allaitement : demandez l’avis d’un professionnel avant toute cure.

Choisir des soins capillaires doux

Évitez les colorations agressives et la chaleur excessive. Utilisez des shampoings doux sans sulfate et des masques nourrissants. L’huile de ricin ou l’huile d’amande douce peuvent renforcer la fibre capillaire. Ces soins, combinés à un séchage doux et à des coiffures non serrées, limitent la casse et soutiennent la repousse naturelle.

Quand consulter un professionnel de santé ?

La consultation est conseillée si la perte de cheveux persiste plus d’un an, s’intensifie ou s’accompagne d’autres symptômes physiques. Le médecin pourra prescrire un bilan sanguin (fer, ferritine, hormones thyroïdiennes) et vérifier l’absence de trouble hormonal post-partum.

Dans certains cas, le dermatologue propose un diagnostic capillaire pour observer les follicules pileux et évaluer la proportion de cheveux en phase télogène. Si nécessaire, il orientera vers un traitement adapté, compatible avec l’allaitement et la période post-grossesse.

Prendre soin de soi pendant le post-partum

La chute de cheveux est souvent vécue comme un rappel visible de la fatigue du post-partum. Pourtant, elle fait partie du processus de récupération. Votre corps, votre peau et vos cheveux se rééquilibrent progressivement. Accordez-vous du repos, déléguez si possible certaines tâches, et rappelez-vous que cette étape est temporaire.

Soutenir votre santé capillaire, c’est aussi prendre soin de votre bien-être global. Marchez, respirez, hydratez-vous et privilégiez des moments calmes : tout cela contribue à la repousse, en réduisant le stress et en améliorant la circulation sanguine du cuir chevelu.

La chute de cheveux après accouchement en résumé

La perte de cheveux après la grossesse est un phénomène fréquent, hormonal et temporaire. Elle résulte de la baisse des œstrogènes et du retour au cycle normal des follicules pileux. Une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et quelques soins simples favorisent une repousse saine. Si la chute dure plus d’un an, un avis médical s’impose pour écarter toute carence ou trouble hormonal.

Points clés à retenir

  • Chute hormonale normale liée à la fin de la grossesse
  • Débute entre 2 et 5 mois après l’accouchement
  • Durée moyenne : 3 à 6 mois, repousse visible avant un an
  • Alimentation, massages et soins doux = cheveux revitalisés
  • Consultez si la chute se prolonge ou s’accompagne de fatigue persistante

FAQ : questions fréquentes sur la chute de cheveux après la grossesse

Quand la chute de cheveux commence-t-elle ?

Généralement entre le deuxième et le cinquième mois après la naissance, lorsque les œstrogènes diminuent (source : Inserm).

L’allaitement aggrave-t-il la perte ?

Non : il peut simplement la prolonger légèrement à cause de la prolactine (HAS).

Quels soins sont recommandés ?

Des produits doux sans sulfates et des masques nourrissants à base d’huiles végétales (Ameli.fr).

Quand consulter ?

Si la chute persiste plus d’un an ou s’accompagne d’une fatigue inhabituelle : un bilan sanguin est conseillé (Vidal.fr).

Les cheveux repoussent-ils vraiment ?

Oui : le cycle capillaire reprend naturellement dès la stabilisation hormonale. De nouveaux cheveux apparaissent progressivement en quelques mois.

Conseil en cas d’allaitement 

Certains traitements ne sont pas recommandés en cas d’allaitement. Demandez toujours l’avis de vos professionnels de santé avant d’appliquer un traitement local sur votre cuir chevelu ou de consommer des compléments alimentaires.

La chute de cheveux après l’accouchement peut être déroutante, mais elle fait partie de ces petits changements passagers du post-partum. Votre corps se remet doucement de la grossesse, et vos cheveux aussi ! Prenez soin de vous, dormez dès que possible, mangez bien, et laissez le temps faire son œuvre : votre chevelure retrouvera bientôt tout son éclat.

Et surtout, rappelez-vous : cette période est temporaire, mais votre force de maman, elle, ne fait que grandir.


 Article écrit en collaboration avec Hello Tribu, la plateforme qui rend service aux futurs et jeunes parents. 

Hello Tribu

Cet article vous a plu ?

Recevez chaque mois notre newsletter dédiée aux futurs et jeunes parents :
👉 Articles conseils, bons plans, jeux concours, tests produits, offres partenaires, actus du Salon Baby…

Partagez votre avis :

Ces articles peuvent vous intéresser

Les plus populaires