Les effets de l’alcool sur la grossesse

On le sait et on le répète : il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse. Alors on oublie le verre de vin à Noël, la coupe de champagne le jour du nouvel an, ou les soirées arrosées quand on est enceinte. Mais qu’en est-il du baba au rhum ou du coq au vin ?

Les conséquences de l’alcool sur la grossesse

En France, les recommandations sont claires : zéro alcool pendant la grossesse. Les connaissances sur conséquences de l’abus d’alcool sur la grossesse sont récentes. Les multiples études démontrent déjà le risque de malformation en cas d’intoxication chronique. Même en cas de consommation modérée, l’alcool a un rôle sur le système nerveux central du fœtus.

Pour faire court : la consommation d’alcool pendant la grossesse peut avoir des conséquences très graves sur le fœtus.
La facilité de passage de l’alcool à travers le placenta serait à l’origine du lien de l’ensemble des anomalies constatées. Le fœtus se trouve exposé à une alcoolémie égale à celle de la mère. Mais l’élimination de l’alcool sera plus lente chez lui, en raison de ses faibles capacités enzymatiques hépatiques. L’alcool interfère avec les étapes de multiplication des cellules cérébrales. Il interfère aussi avec la migration des neurones c’est-à-dire avec les différentes étapes du développement de l’enfant.

Si l’intoxication alcoolique chronique a fait la preuve de sa nocivité, les alcoolisations aiguës (une fête bien arrosée) pourrait avoir des conséquences d’autant plus lourdes. Si vous ne connaissez pas encore votre grossesse ou que la grossesse débute attention aux alcoolisations de fin de semaine ! L’option la plus sure étant de s’abstenir dès le début, et c’est la règle à suivre pendant toute la grossesse.

7 bonnes raisons de ne pas boire de l’alcool pendant la grossesse

  • L’alcool diminue le poids de naissance des nouveau-nés, le retard de croissance intra-utérin s’installant dès le 2e trimestre de la grossesse et pouvant être associé à une naissance prématurée.
  • L’intoxication chronique est responsable d’une embryofoetopathie alcoolique, caractérisée par des anomalies crâniofaciales. Elle peuvent être visibles à l’échographie et donnent un faciès particulier au nouveau-né. Ces modifications persistent pendant l’enfance et évoluent ensuite à l’adolescence.
  • Le nouveau-né peut présenter un syndrome de sevrage avec hyperexcitabilité, troubles de la succion et troubles du sommeil qui persistent quelques semaines.
  • Dans la petite enfance, le développement psychomoteur est lent (retard à la marche, au langage). Par la suite surviennent des retards scolaires avec souvent, une baisse du quotient intellectuel.
  • D’autres anomalies sont possibles : malformations cardio-vasculaires, cérébrales, squelettiques (mains, pieds, doigts, etc.), urogénitales…
  • La consommation modérée d’alcool est, pour sa part, responsable d’un ralentissement des processus neurocomportementaux. L’alcool peut aussi causer des troubles de l’attention, une hyperactivité, des difficultés d’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
  • L’alcool multiplie par deux le risque d’avortement spontané (surtout en cas d’intoxication aiguë).

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