Le recours à une césarienne

De plus en plus de femmes ont recours à une césarienne pour leur accouchement. Pour des raisons de problèmes de santé ou simplement par confort personnel ou pour le médecin, les chiffres ont été multipliés par deux en 30 ans.

Une césarienne, c’est angoissant au premier abord. On ne sait pas ce que c’est ni comment ça passe. Pour dédramatiser la situation nous vous donnons quelques renseignements

Qu’est-ce qu’une césarienne ?

Une césarienne est une intervention chirurgicale qui a pour but d’extraire le nouveau-né de l’utérus maternel. En pratique, c’est une incision chirurgicale de la paroi de l’abdomen et de l’utérus gravide (qui contient le fœtus).

Les femmes qui ne peuvent pas donner naissance par les voies naturelles, c’est-à-dire par voie basse ont recours à la césarienne. Elles présentent souvent des facteurs de risques tels qu’un antécédent de césarienne, une détresse fœtale, une présentation anormale du fœtus, une dystocie due à une anomalie pelvienne, un accouchement avant terme, un diabète gestationnel, une rupture prématurée des membranes, une grossesse multiple, une hypertension artérielle…

Aujourd’hui, on note tout de même qu’il n’est pas rare qu’un gynécologue obstétricien pratique une césarienne sans qu’un facteur de risque ait été constaté préalablement.

L’évolution du recours aux césariennes

En 1981, seulement 10 % des naissances se faisaient par césarienne. Aujourd’hui, ce sont plus de 20% des bébés qui naissent de cette manière, et lorsqu’il s’agit du premier enfant, une naissance sur 5 est concernée.

Le taux de césarienne en Europe est divisé : Les pays du Nord de l’Europe enregistre des taux plus faibles comme l’Islande (14.8% en 2015) et la Finlande (16.8% en 2015), alors que les pays du sud comme l’Espagne, l’Italie (38% en 2015) ou Chypre (52.2% en 2015). La France se situe donc dans la moyenne avec 21% en 2015.

Plusieurs facteurs justifient cette augmentation. A commencer par l’âge de la mère car plus la femme est âgée plus il y a de recours aux césariennes. Or, l’âge de la première maternité ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années. La Fédération Hospitalière de France (FHF) explique aussi cette augmentation par une volonté d’organiser et de regrouper les naissances pour optimiser les coûts. En clair, comme une césarienne peut être programmée, les hôpitaux et cliniques organisent les accouchements en fonction du personnel disponible et du nombre de lits libres. Certains gynécologues préfèrent aussi recourir à une césarienne afin de limiter les risques de se retrouver poursuivi en justice si un accouchement se passe mal.
Les cliniques privées ont davantage tendance à pratiquer des césariennes que les hôpitaux publics. On constate également des particularités régionales : les hôpitaux ont davantage recours aux césariennes à Paris et dans le sud-est que dans le Nord et le Centre.
Même s’il reste largement minoritaire, l’accouchement par césarienne a tendance à se banaliser, au grand dam de certains professionnels de santé qui rappellent que les enfants nés par césarienne ont davantage de risques de souffrir de problèmes respiratoires comme l’asthme. Les taux de césarienne tendent tout de même à se stabiliser, et on parle aujourd’hui d’un besoin de prise de conscience.

 

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