Prévenir la mort subite du nourrisson

La mort du nourrisson (min), anciennement appelée « la mort subite du nourrisson », concernerait près de 500 tout-petits de moins de 2 ans chaque année en France.
Connaître la mort subite du nourrisson est la première des préventions pour assurer la sécurité de bébé.
Face à la mobilisation collective qui diminue (pas de campagne officielle depuis les années 2000) et à la fréquence des conduites à risques et des décès qui repartent à la hausse, un nouveau programme de prévention vient d’être mis en place.

Ces trois mots font tremblés tous les parents. Il est vrai que ce décès brutal du bébé, généralement âgé de 2 mois à 4 mois, est longtemps resté inexpliqué. Assimilée, dans les années 80, à un défaut de respiration du tout petit, la mort subite du nourrisson a depuis fait l’objet de bien des études, pour livrer certains de ses secrets..
Pour lutter contre ce fléau et cette terrible problématique de santé publique sous-estimée, les centres de référence ont récemment rassemblé leurs forces dans une association nationale : ANCReMIN (Association nationale des centres de référence de la mort inattendue du nourrisson)

La mort subite du nourrisson : Quelle sont les conduites à risques ?

Outre une position de couchage inadaptée, d’autres conduites à risques sont mis en cause:

  • augmentation du cododo,
  • collier d’ambre non retiré lors du couchage,
  • nombreux doudous dans les lits,
  • portage en écharpe sans assurance permanente que le nez du bébé reste dégagé, etc.

Quelle sont les facteurs de protection ?

La place très importante des accidents et des facteurs de risque liés au couchage est bien connue. On estime que 150 min pourraient être évitées chaque année si tous les conseils de prévention étaient appliqués…

C’est pourquoi le réseau de santé en périnatalité ELENA, avec le soutien de l’ANCReMIN mais aussi de l’Association Naitre et Vivre et de la Fondation Mustela, a décidé de conduire un programme de prévention et de sensibilisation des familles, soignants et personnels de la petite enfance. Leur action vise à rappeler les facteurs de protection de la min sous forme de spots animés d’environ 1 minute qui seront associés prochainement à une campagne d’affichage.

Je dors sur le dos

1. Attention à l’utilisation des lits parapluie ! 

Il faut utiliser ces lits uniquement avec le petit matelas qui est vendu avec.
Surtout ne jamais installer de matelas supplémentaire dans ces lits. En effet, les parois de ces lits sont souples et lorsque l’enfant s’y appuie, elles se déforment et bébé peut glisser entre la paroi et le matelas rajouté. Il se retrouve alors coincé entre le matelas et la paroi sans pouvoir respirer librement.

2. C’est la nouvelle mode ? 

Non, cette recommandation s’appuie sur de très nombreuses études, depuis 1990 surtout, qui ont prouvé que dormir sur le dos offre le maximum de sécurité au bébé vis à vis du risque de Mort Subite du Nourrisson.

3. Pourquoi pas sur le côté ? 

C’est une position instable : si bébé bouge, il peut se retrouver sur le ventre.
Les moyens de contention sont dangereux car ils entravent le bébé et ne le laissent pas libre de ses mouvements.

4. Il paraît mieux sur le ventre 

Certains bébés qui ont des coliques sont plus confortables pour s’endormir sur le ventre : on peut alors les endormir dans les bras puis les recoucher doucement …
les coliques disparaissent normalement vers 2-3 mois. Si l’enfant paraît avoir un reflux douloureux, en parler avec son pédiatre.

5. Et s’il régurgite ? 

Lorsque l’enfant régurgite, un réflexe naturel l’empêche d’inhaler ce qu’il recrache.
D’autre part, lorsqu’il dort sur le dos, la tête du bébé se tourne sur le côté, à droite ou à gauche.

6. Pourquoi le faire jouer sur le ventre ? 

Quand il est éveillé, il peut être mis sur le ventre pour s’habituer à se débrouiller dans cette position lorsqu’il se retournera tout seul. Et cela diminue la déformation du crâne en soulageant les appuis.

7. Et s’il se retourne tout seul dans son lit ? 

C’est qu’il grandit, il faut le laisser faire. A cette période, il faut être encore plus vigilant sur la qualité de la literie.

8. Sur le dos, son crâne s’aplatit

Cela s’appelle une plagiocéphalie. On peut l’éviter en incitant le bébé à tourner la tête d’un côté ou de l’autre (avec un mobile) et en le faisant jouer sur le ventre très tôt et souvent dans la journée.

9. Et s’li fait plus de 18-20°C ? 

Il faut bien le découvrir, un simple body peut suffire en plein été.

[A lire aussi : Comment habiller bébé selon les saisons ?]

L’importance de la position dorsale pour bébé

Le coucher ventral constitue le risque numéro un de la mort subite du nourrisson. Les recommandations en faveur du coucher dorsal (ou dodo sur le dos) ont permis de réduire considérablement le nombre de cas.

Premiers réflexes : Aménager la chambre de bébé pour assurer sa sécurité et son confort.
L’arrêt de la cigarette pendant la grossesse est aussi un réflexe à avoir car il divise le risque par 4. Le fait de fumer pendant votre grossesse peut ralentir le développement des poumons de bébé et rendre plus immatures les centres nerveux qui commandent sa respiration.

Il est certain que l’environnement de bébé est aussi un facteur de risque : tabagisme, température trop élevée, excès de couverture. Mieux vaut-il prendre le maximum de précautions.

Rédaction : Equipe enjoy family – Organisateur du salon Baby et spécialiste de la parentalité et de la petite enfance (0-3 ans) auprès du grand public et des professionnels

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