Devenir père, c’est toute une préparation avant l’arrivée de bébé

La grossesse et l’accouchement sont bouleversants aussi pour le futur père ! Devenir père, c’est une grande aventure.
Il y les nouveaux papas, les papas poules, les papas sévères. Et il y a lui (non, pas votre papa, celui de votre bébé !), qui aura attendu cet enfant avec vous, sans le sentir dans son ventre mais en lui faisant déjà une place dans son cœur.

Le vécu des futurs papas

Devenir papa, c’est quoi au juste ? Pour eux aussi, il n’y a pas de norme : il y a les déterminés qui veulent assister à l’accouchement et qui y assistent, les déterminés qui font marche arrière, ceux qui prennent des photos, qui fument des cigarettes pour se détendre, ceux qui téléphonent à tous leurs potes, ceux qui travaillent à des milliers de kilomètres, ceux qui pleurent, ceux qui se sentent mal… et ceux qui tout à la fois pleurent, plaisantent, fument, téléphonent, s’évanouissent…

Devenir père demande à trouver sa place dans ce nouveau univers. Il également difficile de réaliser la puissance psychique et physique de leur femme devenant mère de leur enfant. Ce n’est pas si simple d’accepter d’être impuissant devant la souffrance de sa bien-aimée… Là encore chacun fait comme il peut et se découvre à cette occasion. Mais soyez rassuré : celui qui n’a pas assisté à la naissance n’en sera pas un moins bon père pour autant. La paternité ne fait que commencer et les occasions de s’affirmer ne manqueront pas ! Découvrez 10 choses à savoir avant l’accouchement.

Pendant la grossesse puis les premiers jours de bébé, comment laisser au papa la place qui lui revient ?

Pendant la  grossesse

Il est fini, le temps où 1+1= la tête à toto. Maintenant, pour vous un papa+une maman = un joli bébé. Encore faut-il que dans cette équation, chacun arrive à prendre la place qui lui revient et trouve son équilibre au sein de la famille. Parce qu’on ne naît pas père, on le devient ! Et devenir père, peut être effrayant pour certains.

Tout commence pas le test de grossesse. Nous, la peut-être future maman, nous posons LA grande question : positif ou négatif ? Et on en oublie de se demander si l’on ne devrait pas le faire à deux ce fameux test et attendre les résultats, la main dans celle de notre amoureux, les yeux rivés sur l’hypothétique petite barre bleue.

Le papa serait peut-être ravi de partager cette découverte avec nous, plutôt que de l’apprendre en remarquant que la table est mise pour trois ou de trouver un joli dessin au rouge à lèvres sur votre ventre.

La pensée de bébé accompagne la maman dans toutes ses actions. Elle pense bébé, elle rêve bébé, elle êtes enceinte quoi ! Et lorsque elle finit pas l’oublier, les petits coups de pied du bébé (ou vos affreuses nausées…) finissent par lui rappeler. Pendant ce temps là, le futur papa sait que sa femme attend un bébé. Il va être papa dans quelques mois. Et ? Et rien.

A moins qu’elle l’aide à vivre aussi cette grossesse, en lui offrant un livre pour futur papa (comme Devenir Père du Pr René Frydman), afin qu’il suive les différentes étapes. Et surtout, il faut s’organiser pour qu’il assiste à la première échographie (et au suivantes). C’est souvent en voyant ce déjà tout petit bébé que le papa réalise que la grossesse est bien réelle et qu’il verse une petite larme !

Lors de la naissance

Certes, les papas ne poussent pas lors de l’accouchement, mais ils souffrent aussi, de voir leur femme souffrir (et de leur servir – parfois – de souffre douleur !). Désormais, les papas sont bien accueillis en salle d’accouchement, à la tête de la maman pour la soutenir et pas forcément aux premières loges avec l’obstétriciens et la sage-femme.
Les papas ont même le droit à un premier tête à tête lors de la toilette du bébé, pendant que la maman finit de se faire ausculter. Les chanceux !

Devenir père, ça se prépare !

Depuis plus de 30 ans, il existe des groupes de paroles réservés exclusivement aux hommes dans certaines maternités. Ainsi s’y rencontrent, de préférence le soir, futurs pères et jeunes pères déjà aguerris, sous l’œil bienveillant d’un gynéco-obstétricien ou d’un sage-femme homme.
On y parle de tout, relativement librement : assister ou ne pas assister à l’accouchement, peur du sang, angoisse de devoir couper le cordon, dégoût sexuel, vie parallèle, sentiment de ne pas reconnaître sa femme, crainte de ne pas savoir faire avec le bébé, pression financière, kilos en trop et problèmes de belle-mère envahissante… bref tout ce sur quoi on n’ose pas vraiment échanger avec sa compagne, de peur de la choquer ou parce que c’est tout simplement inavouable.

Une transmission rassurante s’opère entre les uns et les autres. Vous voilà plus léger, plus optimiste jusqu’à la prochaine session durant laquelle vous allez pouvoir visiter les salles de naissance si elles ne sont pas toutes occupées…

Le retour à la maison

Après les trois, quatre ou cinq jours de folie que constitue le séjour à la maternité, il est temps de revenir au quotidien de la vie de famille.
Vite, il faut donc penser à nettoyer la maison, ranger le linge que vous avez laissé traîné par terre comme au bon vieux temps de votre vie de célibataire, installer les innombrables peluches offertes pour la naissance dans la chambre du bébé, sans oublier le précieux bouquet de fleurs qui ne manquera pas de faire plaisir à votre compagne.
Pour la parure de sous-vêtements, mieux vaut attendre encore quelques semaines. C’est une mère qui revient sous votre toit avec la fatigue bien compréhensible d’après accouchement, la chute d’hormones obligatoire et les craintes de ne pas être une bonne mère… Attention fragile, même si elle s’acharne à vouloir vous prouver le contraire…

Redonner du temps au couple

L’arrivée d’un enfant est une véritable tornade dans la vie personnelle de chacun. Paradoxalement, c’est un vrai risque pour le couple si l’on se laisse prendre par toutes les préoccupations qu’il engendre et toutes les attentions qu’il requiert. Il n’y a qu’à regarder autour de vous le nombre de divorces… le constat peut donner le vertige. Certains parlent de baby-clash
Sans aller jusque-là, on peut penser que la venue d’un enfant dans une famille constitue un test sérieux.

Pendant la période du maternage, quasi obligatoire pour s’arrimer avec son enfant, beaucoup de femmes, prises par les couches, les courses et les biberons, reconnaissent se laisser aller, pull sans forme rapidement enfilé sur un leggings, cheveux gras à peine coiffés…

La femme a besoin de se reconquérir elle-même pour se sentir apte à reconquérir son mari. Il lui faut du temps pour se remettre au sport, perdre ses kilos en trop. Il faut avoir l’esprit libre pour apprécier une séance shopping – presque – comme avant et redevenir coquette ! Et c’est là que votre rôle de partenaire devient indispensable.
À vous de vous organiser pour maintenir des dîners entre adultes. Trouvez du temps pour vous écouter et vous (re)découvrir.

Profitez des siestes de bébé pour vous câliner tranquillement sans penser à lui, sans parler de lui…

Retrouvez le goût des projets communs, des vacances, un week-end entre amis, une envie professionnelle… Afin d’éviter de s’éloigner l’un de l’autre, les efforts sont à faire des deux côtés…

Rédaction : Equipe enjoy family – Organisateur du salon Baby et spécialiste de la parentalité et de la petite enfance (0-3 ans) auprès du grand public et des professionnels

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