PMA et jumeaux : pourquoi les grossesses multiples sont plus fréquentes après 40 ans
Avoir des jumeaux après 40 ans : que change la PMA ?
De plus en plus de femmes deviennent mamans après 40 ans. Si la médecine permet aujourd’hui d’accompagner ces projets, la procréation médicalement assistée (PMA) peut parfois augmenter les chances d’attendre… deux bébés au lieu d’un ! Dans cet article, on vous explique pourquoi les grossesses multiples sont plus fréquentes avec la PMA, quelles sont les méthodes concernées et comment les équipes médicales surveillent ces situations de près.

Parce qu’on le sait, chaque parcours de fertilité est unique : alors autant comprendre sereinement ce qui se joue derrière les chiffres.
Les principales méthodes de PMA
Avant tout, un petit rappel : la Procréation Médicalement Assistée (PMA) regroupe plusieurs techniques de reproduction assistée, et toutes ne présentent pas le même risque de grossesse multiple. L’objectif reste d’aider à concevoir un enfant, pas d’en avoir deux ou trois !
La stimulation ovarienne
En fait, c’est souvent la première étape d’un parcours de PMA. Des médicaments ou injections stimulent les ovaires pour favoriser la maturation de plusieurs ovocytes. Résultat : les chances de fécondation augmentent… mais aussi celles d’une grossesse gémellaire.
Selon les données de l’Inserm, le risque passe d’environ 1 % naturellement à 5 % avec une stimulation légère, et peut atteindre jusqu’à 25 % avec les protocoles plus puissants. Ces traitements de procréation assistée sont donc toujours suivis d’échographies pendant la grossesse régulières pour surveiller la réponse ovarienne et éviter une hyperstimulation.
L’idée, c’est d’équilibrer au mieux : donner un coup de pouce à la nature, sans la bousculer. Et quand plusieurs follicules se développent, les médecins peuvent interrompre le cycle pour éviter une implantation multiple.
L’insémination intra-utérine (IIU)
Ici, les spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur sont déposés directement dans l’utérus au moment de l’ovulation. Simple et efficace, cette technique est souvent associée à une stimulation ovarienne. Mais c’est aussi celle qui présente le plus de risques de grossesses multiples : environ 7 à 20 %, selon les protocoles et les doses utilisées (source : Fertilys, 2023).
C’est pourquoi les praticiens adaptent les traitements au plus près du profil de la patiente. Et vous, vous n’avez qu’une mission : vous détendre et laisser l’équipe surveiller tout ça de près !
La fécondation in vitro (FIV)
La FIV consiste à féconder les ovocytes en laboratoire avant de réaliser un transfert embryonnaire dans l’utérus. Aujourd’hui, la tendance est au transfert d’un seul embryon, appelé SET (Single Embryo Transfer). Cette approche réduit fortement les risques : les taux de grossesses multiples en FIV sont passés d’environ 30 % à 4 % en dix ans (source : Fertilys, 2023).

Dans certains cas particuliers, les équipes médicales peuvent encore proposer un transfert de deux embryons, selon la qualité des embryons et l’âge de la patiente. Le but : trouver le bon équilibre entre le taux de réussite et le taux d’implantation par embryon, qui reste le principal indicateur de succès en FIV.
La science a trouvé ici le juste équilibre : maximiser les chances de grossesse, tout en limitant les risques pour la mère et le bébé.
Jumeaux monozygotes ou dizygotes : quelle différence ?
Les jumeaux monozygotes, dits “vrais jumeaux”, proviennent d’un seul ovule fécondé qui se divise en deux. Ils sont identiques et partagent le même patrimoine génétique. Ce phénomène reste rare : environ 0,4 % des naissances naturelles, contre 1 à 2 % après une FIV (source : IVI, 2022).
Les jumeaux dizygotes, ou “faux jumeaux”, résultent de la fécondation de deux ovules différents. Leurs chances augmentent lorsque plusieurs ovocytes sont libérés après une stimulation ou une insémination. En résumé, plus il y a d’ovocytes, plus la nature peut faire une surprise… double !
Si une grossesse multiple se présente
Apprendre qu’on attend des jumeaux, c’est une double dose de bonheur… et une double dose de suivi ! Les grossesses gémellaires nécessitent une surveillance plus étroite : elles sont associées à un risque plus élevé de prématurité, d’hypertension et de césarienne.
Les grossesses de triplés, elles, restent extrêmement rares et font l’objet d’un suivi médical très encadré. Or, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), ces situations nécessitent un accompagnement renforcé pour protéger la santé de la mère et des bébés.
En France, les équipes médicales assurent aujourd’hui un suivi attentif des grossesses gémellaires, et la plupart se déroulent sans incident. Votre équipe vous chouchoute simplement un peu plus jusqu’à l’accouchement.
Et si c’est une grossesse naturelle ?
Même sans traitement, certaines femmes de plus de 40 ans peuvent naturellement attendre des jumeaux. Ce phénomène est lié à une stimulation ovarienne plus intense en fin de cycle reproductif. Selon l’Inserm, le taux de jumeaux naturels augmente légèrement avec l’âge : autour de 1,3 % à 40 ans. Ce n’est pas une certitude, mais une belle surprise qui arrive parfois sans prévenir !
Et après tout, qu’ils soient un ou deux, ces bébés auront surtout besoin d’amour, de patience et de sommeil… pour vous aussi !
Peut-on limiter les risques de grossesses multiples ?
En effet, oui, la médecine a fait d’énormes progrès sur ce point. La meilleure prévention reste le transfert d’un seul embryon en FIV, associé à un suivi très personnalisé. Les médecins ajustent les doses de stimulation en fonction de l’âge et des antécédents de chaque patiente afin de favoriser l’ovulation sans excès et de limiter le risque de grossesse multiple.
Et de votre côté, faire confiance à votre équipe reste la clé : chaque protocole est conçu pour vous, pas pour les statistiques. Le mot d’ordre : avancer pas à pas, avec les bons professionnels, sans chercher à tout contrôler. La nature, parfois, aime encore garder la main.
En résumé
- Les grossesses multiples concernent surtout les traitements de PMA associés à une stimulation ovarienne.
- Le risque est le plus élevé en insémination, plus faible en FIV grâce au transfert unique d’embryon.
- Les équipes médicales assurent aujourd’hui un suivi renforcé et très bien encadré des grossesses gémellaires.
- Même après 40 ans, il est possible d’avoir des jumeaux naturellement, mais cela reste rare.
Pour conclure sur les grossesses multiples

Un bébé, deux bébés… dans tous les cas, vous ne manquerez pas d’amour (ni de lessives, soyons honnêtes). La PMA n’a pas inventé la magie des jumeaux : elle l’a juste rendue un peu plus probable.
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Rédaction : Equipe enjoy family – Organisateur du salon Baby et spécialiste de la parentalité et de la petite enfance (0-3 ans) auprès du grand public et des professionnels
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3 commentaires sur “PMA et jumeaux : pourquoi les grossesses multiples sont plus fréquentes après 40 ans”
53. Je comprends maintenant qu’il y a toujours des risques dans tout ce qu’on fait quand on a un âge avancé. Je ne savais pas qu’à partir de quarante ans les grossesses sont beaucoup risquées. Mais la bonne nouvelle est que la médecine de nos jours très avancée. Les médecins arrivent à gérer ce genre de situation sans trop de difficultés. Le matériel de travail est très performant aujourd’hui. Il y a des appareils pour voir l’évolution de l’enfant. En tout cas grand merci à ceux qui ont mis en place cette technique dite pma. Ça fait beaucoup de merveilles. J’en parle parce que moi-même j’en ai été bénéficiaire en Ukraine.
On se rend compte avec cet article des risques d’une grossesse tardive multiple. Fort heureusement dans les cliniques spécialisées en PMA par exemple, les patientes bénéficient d’un bon suivi.
47. Je comprends maintenant qu’il y a toujours des risques dans tout ce qu’on fait quand on a un âge avancé. Je ne savais pas qu’à partir de quarante ans les grossesses sont beaucoup risquées. Mais la bonne nouvelle est que la médecine de nos jours très avancée. Les médecins arrivent à gérer ce genre de situation sans trop de difficultés. Le matériel de travail est très performant aujourd’hui. Il y a des appareils pour voir l’évolution de l’enfant. En tout cas grand merci à ceux qui ont mis en place cette technique dite pma. Ça fait beaucoup de merveilles. J’en parle parce que moi-même j’en ai été bénéficiaire en Ukraine à Biotexcom.