Nos enfants 24h / 24, une blague ? Non, une pandémie !

Bon, inutile de tergiverser, il n’y a pas le choix. Pas de grands parents, pas de robot, pas de possibilité de fuir. La seule solution : en faire une aventure. A mon époque, on aurait dit : l’Indiana Jones du maternage. L’occasion de vous repasser le film. Désuet à souhait. Une aventure donc, avec ses moments d’allégresse et ses moments de sidération.

1er piège : le télétravail que l’on vous a vendu comme une super solution

Avec des mômes à la maison, c’est juste la solution cauchemars. Alors soit vous êtes toujours accrochée à l’idée de vous comporter en super women, soit vous avez pitié de votre progéniture et vous déclenchez un arrêt de travail, car après tout la progéniture n’y est pour rien.

télétravail maman galère
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2ème piège : la to do list interne.

Même quand on se dit : « – Bon aujourd’hui, je ne fais rien », écoutez attentivement, tout au fond, bien assourdie sous une foison de coussins-neurones, la petite voix noire, sournoise, qui dans une légèreté déconcertante enchaîne : « – Tiens, je vais en profiter pour faire… ». Et c’est parti pour l’engrenage fatal. Fatal parce que cette petite voix prend le pas sur la voix de nos enfants qui entendent en boucle : « -Oui attends, je finis ça et après je suis à toi ». Fatal parce que cette petite voix ne lâche jamais et que, même lorsque nous pensons être avec nos enfants, nous sommes ailleurs… dans le frigo pour le repas de midi, dans la machine à laver pour les culottes de demain, dans les mails pour le boulot, etc, etc…

Rappelons-nous…

Nous étions des parents formidables avant d’avoir des enfants. Genre la maman parfaite de Florence Foresti*. Pour l’heure, vous êtes juste en apnée, à vous demander comment vous allez survivre, non pas une journée, non pas une semaine mais trois voire cinq semaines, avec vos enfants, À TEMPS COMPLET.

A lire aussi : Maman débordée ? Moi jamais ! 

Nos enfants à la maison durant le confinement : Honnêtement, c’est quoi qui coince ?

Pour bien grandir, le jeune enfant (comme un adulte d’ailleurs) a besoin qu’on lui parle et qu’on l’écoute. En face à face. Pas en faisant autre chose en même temps. Pas en pensant à autre chose en même temps. Etre là. Juste là. Disponible. Et à partir de cette posture, tout est ouvert.

En mode question, cela pourrait donner :

Le parent : « – De quoi tu as besoin, là, maintenant ? ».
L’enfant : « – câlin » (ou « manger », « dormir », « jouer », « chanter », « danser », « courir », « pleurer », « dessiner », « sauter », « crier »…)
Le parent : «  – Très bien. On le fait ensemble ? Comment tu aimerais ? »

Toutes ces activités (et bien d’autres, similaires) construisent son cerveau bien plus surement et efficacement que n’importe quel écran récréatif, même si, quotidiennement, un petit dessin animé à point nommé, dans la pièce où vous êtes, peut faire l’effet d’une friandise de choix.

Vous avez trouvé ce qui coince ?

Pour ma part, j’ai trouvé : – « Et moi ? J’existe quand moi ? Mes affaires, je les fais quand ? »

Bizarrement, j’ai remarqué que lorsque je suis pleinement avec mes enfants, ces derniers finissent par prendre leur autonomie en allant dans leur chambre continuer leurs propres affaires. Eux aussi ont besoin de temps seul. Evidemment, si ce qui est très important pour vous est fait avant leur réveil matinal ou après leur endormissement nocturne, vous vous libérez de toute pression et vous pouvez même vous offrir le luxe de faire la sieste avec eux, peau contre peau, comme quand ils étaient tout bébé. Leur respiration profonde, leur odeur encore d’enfant, leur émouvant abandon, temps précieux volé au temps rentable !

* A regarder avec nos enfants et écouter leurs commentaires. Vous pouvez aussi leur poser la question : – « Comment tu ferais toi si tu étais parent ? ».

Article rédigé par Magali Dieux / Naître enchantés

 

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