Protéines chez bébé : quand, combien et comment bien les introduire entre 6 mois et 2 ans

Quand on commence la diversification, on se demande souvent par où démarrer et combien mettre dans la cuillère. Rassurez-vous, ces questions sont normales et partagées par de nombreux parents. Les protéines arrivent ensuite doucement dans les repas. Avec quelques repères simples et des étapes bien posées, tout devient plus facile. On vous accompagne ici, pas à pas, pour installer des repas variés, sereins et adaptés à son tout petit appétit.

Bébé assis dans une chaise haute mangeant une purée douce à la cuillère pendant la diversification alimentaire
Les premières cuillères de diversification arrivent doucement, avec des textures lisses et de très petites portions.

L’essentiel pour bien commencer les protéines

L’introduction des protéines dans l’alimentation de votre bébé débute progressivement dès 6 mois, avec de très petites portions. À cet âge, environ 5 g de viande ou de poisson suffisent. Les quantités augmentent ensuite doucement pour atteindre entre 10 et 20 g entre 9 et 12 mois, selon l’appétit et la tolérance de votre enfant. Vous pouvez alterner viande, poisson, œuf bien cuit ou protéines végétales pour varier les goûts. Le lait maternel ou infantile reste toutefois la base de son alimentation jusqu’à 12 mois, car il couvre encore une grande partie de ses besoins nutritionnels. Cette progression respecte la digestion encore fragile des jeunes enfants.

Repères clés à connaître pour bien commencer les protéines

  • 5 g de protéines vers 6 mois (Source ANSES).
  • 10 à 20 g entre 9 et 12 mois
  • Un œuf entier possible entre 9 et 12 mois, en respectant la portion quotidienne recommandée et en alternance avec les autres sources de protéines.
  • Protéines végétales lisses possibles dès 8 mois.
  • Charcuterie déconseillée avant 3 ans selon Santé publique France.
  • Cuissons douces et hygiène stricte recommandées.

Quel est le rôle des protéines pour votre bébé ?

Les protéines jouent un rôle important dans l’alimentation de votre bébé, car elles apportent des acides aminés essentiels que son organisme ne produit pas seul. Selon l’ANSES, les besoins restent modestes durant les premières années, mais ils participent au développement normal de l’enfant. Vous pouvez utiliser des sources variées pour répondre à ces besoins, car chaque famille dispose de ses propres habitudes alimentaires. Les protéines animales offrent tous les acides aminés essentiels, tandis que les protéines végétales complètent l’alimentation lorsqu’elles sont bien cuites et associées à d’autres aliments. Cette diversité aide votre enfant à découvrir de nouveaux goûts sans surcharge pour son organisme.

Quand introduire les protéines chez bébé ?

Le lait maternel ou le lait infantile couvre les besoins en protéines jusqu’à 6 mois. La diversification alimentaire peut débuter entre 4 et 6 mois selon la maturité de votre bébé, et c’est à ce moment que les protéines solides arrivent doucement dans son assiette. Elles sont toujours proposées en très petites quantités, car l’objectif reste la découverte, et non l’augmentation des apports. Les légumes restent la base du repas et permettent d’introduire les protéines en douceur. Les aliments solides complètent ensuite cette découverte des saveurs et des textures. Enfin, les céréales pour bébés peuvent accompagner cette étape, mais elles ne remplacent pas la portion protéique qui doit rester modérée.

Quantités de protéines recommandées selon l’âge

À 6 mois

À 6 mois, une portion d’environ 5 g par jour suffit. Cette quantité correspond à une petite cuillère à café rase de viande ou de poisson bien mixés, ce qui reste très simple à intégrer dans les purées. Le quart d’un jaune d’œuf peut aussi remplacer cette portion si vous souhaitez varier les goûts. Les textures doivent rester très lisses, car votre bébé apprend encore à gérer l’épaisseur des aliments. Le repas se construit toujours autour des légumes, afin de soutenir une digestion plus facile. Les protéines complètent donc le repas, mais ne remplacent jamais le lait, qui reste essentiel à cet âge.

À 7 et 8 mois

À 7 ou 8 mois, la portion augmente doucement pour atteindre environ 10 g par jour, soit deux cuillères à café rases. Vous pouvez alterner viande, poisson et jaune d’œuf afin de varier les saveurs. Les protéines végétales s’ajoutent également à ce stade, à condition que les textures soient lisses et faciles à avaler. Les lentilles corail cuisent rapidement et offrent une purée douce, souvent bien acceptée. Les pois chiches mixés finement apportent eux aussi une option intéressante. À cet âge, l’objectif reste d’explorer de nouvelles textures et de nouveaux goûts, toujours sur des quantités modestes et adaptées à son appétit.

De 9 à 12 mois

Entre 9 et 12 mois, la portion quotidienne varie entre 10 et 20 g de viande ou de poisson. L’œuf entier peut également être proposé si votre bébé accepte bien les nouvelles textures. Les aliments peuvent être présentés sous forme de hachés très fins, ce qui l’aide à progresser vers des morceaux plus adaptés à son âge. Le poulet, la dinde et le bœuf bien cuits font partie des options les plus simples à intégrer. Le poisson, comme le colin ou le saumon, apporte une saveur douce qui convient souvent aux jeunes enfants. Enfin, les légumineuses trouvent aussi leur place, à condition d’être bien cuites et mixées pour éviter toute gêne lors de la dégustation.

Vers 1 an

Vers 1 an, votre enfant reste sur des portions modestes, autour de 10-20 g de viande ou de poisson par jour. Cette quantité correspond à environ deux cuillères à café rases de protéines bien cuites et faciles à mâcher. Les poissons doux comme le colin ou le saumon restent adaptés, tout comme les viandes tendres bien cuites. L’œuf peut être proposé entier sous une forme bien cuite, en alternance avec les autres sources protéiques. Le repas s’organise toujours autour des légumes et d’un féculent. Les protéines viennent compléter l’assiette et ne doivent jamais en devenir l’élément principal.

Vers 2 ans

Vers 2 ans, la portion journalière augmente pour atteindre entre 20 et 30 g. Cela représente une demi-portion de steak haché ou un petit morceau de poisson bien cuit. Les légumineuses peuvent être moins mixées, car votre enfant gère mieux les textures et les petits morceaux. Le lait reste présent dans l’alimentation mais n’est plus l’élément central des repas. La variété des sources protéiques devient essentielle pour l’habituer à une alimentation plus large. À cet âge, les repas s’équilibrent plus facilement, car votre enfant explore de nouveaux goûts et affirme déjà des préférences alimentaires.

Tableau indiquant les portions quotidiennes de protéines adaptées aux bébés entre 6 mois et 3 ans
Portions quotidiennes recommandées de protéines selon l’âge de l’enfant

Tableau des portions de protéines selon l’âge (6 à 24 mois)

Âge de bébéPortion quotidienne maximaleEquivalentFréquenceExemples adaptés
6 mois5 g1 petite cuillère à café rase1 fois par jour maxViande très mixée, poisson doux mixé, ¼ jaune d’œuf
7-8 mois10 g2 petites cuillères à café rases1 fois par jour maxPoulet ou dinde mixés, colin mixé, lentilles corail lisses
9-12 mois10-20g2 à 4 cuillères à café rases1 fois par jour maxPoulet haché fin, dinde, saumon, œuf entier bien cuit
12-24 mois20-30g¼ à ½ steak haché1 fois par jour maxMorceaux tendres de viande, poisson sans arêtes, légumineuses bien cuites

Les aliments de base et l’intégration des protéines

Les repas des jeunes enfants reposent d’abord sur les légumes, car ils offrent une base douce et digeste.

Les féculents ou les céréales pour bébés viennent ensuite compléter l’assiette, notamment lorsque votre bébé a besoin d’un peu plus de consistance.

Les protéines s’ajoutent alors en petites quantités pour enrichir le repas sans le surcharger. Elles se mélangent facilement aux purées et permettent de proposer de nouvelles saveurs, étape après étape.

Les légumes restent essentiels, car ils aident à stabiliser la texture et soutiennent une digestion confortable. Cette progression respecte les capacités de mastication et de déglutition de votre bébé, c’est-à-dire sa façon d’apprendre à gérer les textures et à avaler en toute sécurité.

Quelles protéines proposer à votre bébé ?

Les protéines animales

Les protéines animales sont souvent les premières proposées, car elles fournissent tous les acides aminés essentiels. Le poulet, la dinde, le veau ou le bœuf bien cuits et finement mixés s’intègrent facilement dans les repas. Vous pouvez aussi choisir des viandes bio si cela correspond à vos habitudes, mais ce n’est pas une obligation. Le poisson constitue une excellente alternative, surtout lorsqu’il provient de filières de pêche durable. Le colin sauvage d’Alaska ou le saumon offrent des goûts doux et des textures simples. L’essentiel reste de cuire chaque aliment complètement et de retirer toutes les arêtes. L’œuf, enfin, reste un aliment pratique : on commence par le jaune avant de proposer l’œuf entier entre 9 et 12 mois.

Les protéines végétales

Les protéines végétales apportent des macronutriments intéressants et complètent bien les protéines animales. Les lentilles corail, les pois chiches ou les haricots rouges peuvent être proposés s’ils sont bien cuits et mixés finement. Ils offrent des textures lisses, idéales lors des débuts de la diversification. Certaines céréales associées à des légumineuses aident aussi à varier les apports. Ces aliments s’intègrent naturellement dans la découverte des fruits et légumes, car ils enrichissent la palette de saveurs. Une alimentation exclusivement végétale n’est toutefois pas recommandée sans suivi médical, car elle peut entraîner des carences si elle manque de diversité. L’essentiel reste de proposer des textures adaptées et de progresser selon les capacités de votre enfant.

Pour aller plus loin, vous pouvez écouter notre podcast avec la nutritionniste Emeline Bacot, qui détaille les protéines végétales et leur alternative ainsi que leur place dans l’alimentation de bébé.

Apport nutritionnel et équilibre du repas

Les protéines représentent seulement une partie du repas, car les légumes doivent rester majoritaires dans l’assiette. Les féculents ou les céréales pour bébés complètent ensuite le repas selon les habitudes de votre famille. Les préparations pour nourrissons ne doivent pas être remplacées par des aliments protéinés avant 6 mois, car elles couvrent encore une grande partie des besoins nutritionnels. Cette organisation aide votre enfant à recevoir des apports adaptés sans surcharger son organisme. Les portions restent donc modestes, mais elles participent à l’équilibre global du repas. En avançant progressivement, vous installez une routine alimentaire simple et rassurante pour votre bébé.

Assiette compartimentée contenant de petites portions de viande, poisson et légumes adaptées à l’âge de bébé
Les portions de protéines restent modestes et toujours accompagnées de légumes.

Comment préparer les protéines pour votre bébé ?

La cuisson doit rester douce pour préserver la texture et faciliter la digestion. La vapeur, le four ou la cuisson à feu modéré conviennent bien aux jeunes enfants. Les viandes doivent être totalement cuites afin de limiter les risques microbiologiques. Le poisson doit être désarêté avec soin pour éviter tout risque d’étouffement. Les œufs doivent être cuits suffisamment longtemps pour garantir une consommation sûre. Enfin, l’hygiène de préparation et de conservation reste essentielle, car elle protège votre bébé d’éventuelles contaminations. Les portions adaptées permettent aussi de limiter la surcharge digestive et d’accompagner son apprentissage alimentaire.

Protéines à éviter ou à limiter avant 1 an

Certaines sources de protéines ne conviennent pas aux jeunes enfants.

La charcuterie est déconseillée avant 3 ans, car elle contient souvent beaucoup de sel et des nitrites.
Les viandes transformées ne sont pas adaptées non plus, car leur composition peut être trop riche ou trop salée pour un bébé.

Les poissons prédateurs (thon, espadon…) doivent être évités dès le plus jeune âge, car ils peuvent contenir davantage de mercure.

Les œufs crus ou peu cuits présentent aussi un risque microbiologique.

Ces recommandations, issues des autorités sanitaires françaises, permettent d’éviter les risques tout en guidant les premiers choix alimentaires.

Exemples de repas protéinés pour les bébés de 6 à 12 mois et de 1 à 2 ans

Entre 6 et 12 mois

  • Purée de carottes avec poulet mixé
  • Purée de butternut avec lentilles corail lisses
  • Colin cuit au four avec courge mixée

Entre 1 et 2 ans

  • Dinde hachée avec purée de pommes de terre
  • Lentilles bien cuites avec légumes fondants
  • Saumon cuit avec poireaux

FAQ : Questions fréquentes des parents sur l’introduction des protéines pour bébé

Un bébé de 6 mois peut-il manger de la viande ?

Oui, si votre bébé a commencé la diversification alimentaire. À partir de 6 mois, vous pouvez intégrer une très petite portion de viande bien mixée, environ 5 g par jour. Cette quantité reste modeste, car elle sert surtout à découvrir une nouvelle texture. Le lait maternel ou infantile continue néanmoins de couvrir une grande partie de ses besoins. La viande vient donc compléter le repas sans remplacer le lait.

À quel moment introduire l’œuf entier chez bébé ?

L’œuf entier peut être proposé entre 9 et 12 mois, mais il est préférable de commencer par le jaune pour familiariser votre bébé avec la texture. Ensuite, vous pouvez introduire l’œuf entier en respectant la portion limitée, soit environ un demi-œuf par jour maximum. Vous pouvez l’alterner avec la viande, le poisson ou les légumineuses pour varier les apports. L’œuf doit toujours être bien cuit pour garantir une consommation sûre.

Les protéines végétales peuvent-elles remplacer les protéines animales ?

Les protéines végétales peuvent être intégrées dès 8 mois à condition d’être bien cuites et mixées finement. Elles apportent des nutriments intéressants et complètent les protéines animales, mais elles ne couvrent pas toujours tous les acides aminés essentiels. Elles ne doivent donc pas devenir la seule source protéique sans avis médical. En les alternant avec la viande, le poisson ou l’œuf, vous enrichissez simplement l’alimentation de votre bébé.

Pourquoi les portions de protéines sont-elles si petites ?

Les besoins en protéines des bébés restent faibles durant les premières années. Leur système digestif est encore en développement, ce qui nécessite des quantités très limitées. Ces petites portions permettent d’éviter une surcharge inutile pour l’organisme et laissent au lait maternel ou infantile sa place essentielle dans l’alimentation. Les repères proposés par les autorités de santé aident donc à avancer progressivement sans excès.

Peut-on donner du poisson chaque semaine ?

Oui, vous pouvez proposer du poisson chaque semaine en variant les espèces. Les poissons doux comme le colin ou le saumon conviennent bien aux jeunes enfants et s’intègrent facilement dans les purées ou les petits morceaux. Les recommandations françaises invitent toutefois à éviter les poissons prédateurs (thon, espadon…), souvent plus riches en mercure. Une cuisson complète et l’absence totale d’arêtes restent essentielles pour garantir la sécurité.

Au final, introduire les protéines ressemble souvent à un petit jeu d’équilibre entre portions minuscules et grandes découvertes à table. On avance doucement, on observe son bébé et on ajuste selon son appétit. En variant les goûts et en suivant les repères, les repas deviennent vite plus simples. Et entre nous, voir sa petite tête quand il découvre une nouvelle saveur reste l’un des plus jolis moments de la diversification.

Relecture nutritionnelle et expertise

Certains éléments de cet article s’appuient sur l’expertise d’Élodie Dray, Sterna Nutrition, spécialiste de l’alimentation responsable et de la nutrition infantile. Sa contribution a permis d’affiner les repères de quantités, d’ajuster les textures proposées et de confirmer la conformité des recommandations présentées. Cette relecture renforce la fiabilité des informations et soutient l’objectif d’accompagner les parents avec des repères simples et sûrs.


Article rédigé en collaboration avec Elodie Dray de Sterna Nutrition, spécialiste de l’Expertise Responsable, Nutritionnelle et Alimentaire

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